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Suis je une maman a la cool ?

Une amie qui me raconte comment son mari à mis la fessée à ses filles et lui a dit « j’ai du y aller un peu fort, j’ai mal à la main »
Ma copine qui me dit « Elle ne voulait pas faire (je ne sais plus quoi), du coup mon mari lui a mis « une clique », elle a braille et après elle a obéit.
La copine vue aujourd’hui qui dit qu’en ce moment, sa fille s’oppose beaucoup et, du coup , a la fessée tous les jours.

A la maison,  la seule fois où j’ai donné une fessée à mon fils, c’était il y a quelques années, parce qu’il avait couru loin de moi vers la route, qu’il ne s’était jamais arrêté malgré mes ordres, que j’avais du courir le rattraper, que j’étais en colère contre lui, contre les gens croisés qui n’ont pas bougé pour rattrape le petit loup de 2 ans malgré la situation évidente. J’ai été impulsive, puis on a pleuré tous les deux,  et je lui ai expliqué que j’avais eu peur et qu’il ne devait plus recommencer. Et par la suite, j’ai été plus vigilante,  je lui ai tenu la main et je ne l’ai plus laisse aller aussi loin de moi.
C’était il y a 2 ou 3 ans !

Quand mon fils fait une bêtise ou n’obéit pas,  je vais,  bien sûr, réagir,  mais ça va consister à lever la voix (ce qui fonctionne dans 90% des cas), faire les gros yeux, compter jusque 3.
J’essaie de plus en plus, maintenant qu’il grandit, de le faire réparer sa bêtise,  de lui expliquer pourquoi il ne peut pas,  d’écouter son ressenti, de proposer des alternatives.
Et ça marche, je n’ai jamais ressenti le besoin d’être violente. Patiente, oui, car parfois, il faut parler de longues minutes pour trouver un terrain d’entente,  mais en quoi frapper un enfant va t’il l’aider à se construire ?

De même,  il y a quelques temps, une amie me dit qu’elle laisse sa fille de quelques semaines pleurer parce qu’elle ne veut pas l’habituer aux bras.  Elle sait que c’est ça que sa fille veut, et elle lui refuse.
Ici, bébé Koala, qui ne veut ni pouce ni tétine,  à besoin énormément des bras aussi pour s’endormir ou quand il est grincheux. Et bien,  je le porte, en mama Koala, ou à bras,  ou je le prend à côté de moi dans le canapé quand j’ai mal au dos. Je ne le laisse pas seul au prétexte « qu’il va s’habituer si je le prends toujours ».
Ai je raison, ai je tort ?

Pendant que j’étais chez eux, la petite a eu faim. Elle a mangé le biberon avec moi, en s’endormant un peu, ça a duré longtemps,  on voyait que tétée la fatiguait. Biberon terminé,  peut être 30 minutes après, la minette se réveille de sa sieste (dans mes bras,  hé hé hé), réclame de nouveau à manger.
Que nenni ma belle, ta maman a dit que ce n’était pas l’heure, au diable ta faim, tu attendras !

Ici, Petit Prince a été allaité à la demande,  autant de fois qu’il le voulait,  autant de temps qu’il le voulait. Je ne l’ai jamais laissé pleurer alors qu’il avait faim. Bébé Koala, avant de se reguler, à eu autant de biberons qu’il le voulait, et s’il ne buvait pas tout son biberon mais en réclamait un autre un peu plus tard,  et bien je faisais un complément. ..
Tout comme,  si Petit Prince n’a plus faim à la fin d’un repas mais réclame à nouveau un peu après, je ne lui refuserai pas au prétexte qu’il aurait dû manger plus au repas. Je lui proposerai juste quelque chose de nourrissant plutôt que des sucreries,  histoire de caler sa faim.

Cette façon d’aborder les choses, c’est tellement à contre courant par rapport à mon entourage, que je me sens comme une extraterrestre… Je sais que mes copines débordent d’amour pour leurs enfants, mais nous élevons nos petiots vraiment différemment, sur certains points…

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