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Pour perdre du poids, un des leviers les plus évidents consiste à manger moins. Mais réduire ce que l’on mange, que ce soit réduire le nombre de prises alimentaires (repas, collations, grignotages) ou la taille de ses portions n’est pas si facile que cela pour moi.

Le but de cet exercice est de manger moins que d’habitude au repas et d’observer si votre faim revient avant le repas suivant. Cela va vous permettre de tester vos besoins : pouvez-vous manger moins sans souffrir d’aucun inconfort, et tout en respectant votre sensation de faim ?

Le plus compliqué dans cette entreprise de réduction, c’est de réduire la quantité de nourriture dans mon assiette. Je sais manger un plat unique, ne pas manger de pain, ne pas boire de boisson sucrée, ne pas prendre de dessert (difficilement concevable il y a quelques temps, pour un bec sucré comme moi !) ni d’entrée… Mais, quand je me sers, j’ai tendance à me faire des grandes portions, ou tout du moins des portions trop grosses pour moi. Et comme je finis encore la plupart du temps mes assiettes, je mange trop par rapport à ce dont j’ai besoin, et je ne maigris pas.

Le but de l’exercice est de me faire prendre conscience des quantités qui me sont réellement nécessaires, de façon à réussir à réajuster mes consommations alimentaires. Pour cela, pendant quelques jours, je vais fractionner mes repas, manger moins que d’habitude à chaque repas, et regarder quand la faim revient. Si elle revient avant le repas suivant, je prendrai une collation me permettant d’arriver au repas suivant avec une « bonne faim », et si elle ne revient pas avant le repas suivant, c’est que le repas que j’avais prévu de prendre (et que j’ai réduit) était trop important pour moi.

La réduction peut se faire sur le nombre de plats du repas (supprimer le pain, le dessert…) et/ou sur la quantité. Pour ma part, comme, la plupart du temps, je ne mange qu’un plat unique, je vais travailler sur la quantité de ce plat.

Les tentations du boulot !

Linecoaching met également en garde contre quelques « pièges » :

  • Si je réduis le nombre de plats, je ne dois ni augmenter la taille des plats, ni leur richesse. Le but est de manger les mêmes plats que d’habitude !
  • Si je réduis la taille des repas, il ne faut pas augmenter la taille des collations pour autant !
  • Si, au moment du repas, je n’ai pas faim, je ne dois pas me forcer à manger, mais attendre d’avoir faim, quitte à sauter carrément le repas.
  • Si je ressens le besoin de finir le repas par du sucré, je ne dois pas me priver, mais juste réduire la taille de mon repas dans l’ensemble.

Une chose importante également, qui est un leitmotiv de la méthode linecoaching, c’est de faire attention à ce que l’on mange, le fameux « manger en pleine conscience ». Manger en pleine conscience permet d’être attentif à ses sensations « gustatives », et aussi à ses sensations physiques :

  • Je n’ai plus envie de cet aliment là – Le rassasiement gustatif
  • Je n’ai plus faim, je ne prends plus de plaisir à manger – Le rassasiement global

Petite pause musicale :

Au final, après ces quelques jours d’exercices, j’ai eu de belles réussites :

  • J’ai laissé de côté presque ¾ d’une assiette à la cafétéria, car je n’avais pas tellement faim, je ne me régalais pas… Là ou auparavant je me serai dit « Zut, j’ai payé, je vais le finir », là je n’ai plus de scrupule à jeter quand ce n’est pas à mon gout.
  • J’ai réussi à attendre ma faim le matin et le midi la plupart du temps. Je me suis retrouvée à prendre le petit déjeuner après 10h car pas faim avant, ou le déjeuner après 14h… Pas top question timing, mais plus respectueux de mes sensations de faim…
  • J’ai arrêté le jus de fruits du matin que je ne buvais que par habitude et par soif, sans faim. Je l’ai remplacé par un café filtre sans sucre. Oui, les détracteurs du café pourront crier à l’infamie, mais ca me permet de ne pas manger sans faim. J’aimerai avoir faim le matin en me levant, j’y arriverai peut etre un jour, quand je saurai manger moins le soir…
  • J’ai vraiment apprécié certains de mes plats, et comme je ne mangeais pas tout en un repas, j’ai apprécié d’en avoir à nouveau au repas suivant, ou le lendemain ! ^^

J’ai aussi eu des moments de n’importe quoi :

  • Un apéro qui a débordé, j’aurai du m’arrêter après à peine quelques chips mangés, je n’ai pas voulu, et après les vannes étaient ouvertes… Pas cool… La bonne nouvelle, c’est que le lendemain j’ai attendu la faim qui n’est arrivée que pour le déjeuner !
  • La difficulté de manger moins le matin et le soir. Le matin, je mange déjà peu, et le soir, je mange encore beaucoup pour me réconforter, même si ça ne passe pas forcément par une EME. Je compte encore travailler sur les portions que je sers, et faire des pauses entre chaque bouchée pour prendre le temps de m’interroger sur ma faim.

Une activité à refaire régulièrement, pour vraiment apprendre à ne pas avoir peur de réduire ses portions !

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